Ce mois-ci, on est ravis de vous présenter les deux tampons créés en collaboration avec le collectif Superfruit. C’est l’occasion pour nous de vous présenter nos quatre amis Superfruit et leur projet d’épicerie graphique, à la croisée de la sérigraphie, du design graphique et du motion design. Maëva, Caroline, Léa et Matthieu répondent à nos questions pêle-mêle autour d’une bonne mousse en terrasse!   

LTD :  Comment est né votre collectif ? 

SP : On s’est tous rencontrés en BTS Design Graphique à Montaigu, on s’est ensuite suivis à Montauban puis Toulouse. Quand on était sur Montauban, on passait souvent devant une épicerie de quartier abandonnée qui s’appelait «Super Fruits». On se retrouvait dans cette notion de service de proximité qui promeut la production locale, donc on a adopté le nom. On n’a pas encore de local, mais à terme on se voit investir un espace comme cette petite supérette pour créer une épicerie graphique, avec une vitrine d’exposition-vente pleine d’images, d’affiches, d’objets… À l’intérieur de l’épicerie, on trouverait un atelier de sérigraphie et notre studio de graphisme en arrière-boutique.   

 LTDR : Ça serait donc un studio graphique avec toute la chaîne de production ! 

SP : Oui, ça couvrirait la conception, la fabrication, la diffusion et la distribution. Sur la partie graphisme, le bureau serait également ouvert au public pour rendre accessible l’ensemble de la création. Le lieu aurait donc pour but de sensibiliser le public au travail de designer graphique.     

LTDR : D’où vient cette envie de sensibiliser les gens à votre métier ? 

SP : En fait, au cours de nos premières années d’expérience dans le monde professionnel et plus généralement avec les gens qu’on rencontre, on s’aperçoit qu’il y a souvent des idées reçues sur ce qu’est réellement le travail de designer graphique. On a le sentiment que beaucoup de gens voient les graphistes comme des sortes de hipsters hautains qui bossent avec leurs macs dans des Starbucks. Et puis, il y a ceux qui pensent que notre travail a un rapport au graffiti.     

LTDR : Sérieusement ? 

SP : Oui, ça arrive ! Mais plus sérieusement, disons que les gens sont habitués à consommer de plus en plus d'images, mais ils n’ont pas forcément conscience du travail que ça représente ni de sa valeur. C’est aussi parfois le cas chez certains clients qui ont du mal à comprendre le coût et le temps de conception requis pour leur projet. Et c’est de plus en plus facile d'avoir accès à des images «préfabriquées» avec les nouvelles technologies, les applications smartphones…   

LTDR : Comment ça se passe le travail en collectif ? 

SP : Ce qui est bien en travaillant à quatre, c’est que ça nous permet de mixer nos compétences, ça donne un smoothie de savoirs-faire. Aujourd’hui, on se connaît bien et on a trouvé notre méthode de travail. On intervient tous dans chaque projet, ça circule de main en main, chacun apporte sa touche et les projets se construisent au fur et à mesure, dans une dynamique commune. 

LTDR : Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez ? 

SP : C'est assez varié mais on a beaucoup de petites entreprises qui se lancent et font appel à nos services. Par exemple, on est en train de travailler pour un couple qui produit des cosmétiques à base de produits naturels dans un laboratoire construit chez eux, près de Toulouse. Dans un autre registre et surtout à une autre échelle, nous avons travaillé avec l'équipe de communication du maxi-trimaran Spindrift 2 basé en Bretagne. Nous avons réalisé plusieurs vidéos explicatives en motion design pour présenter le bateau et les courses auxquelles il participe: Trophée Jules Verne, Route du Rhum, etc. 

On travaille pour des start-ups qui développent des projets dans des domaines divers, des entités culturelles et sociales, on essaie de mettre un pied dans le milieu de la micro-édition et de l'autoproduction grâce à notre activité de sérigraphie… C’est l’avantage de notre profession: on peut toucher à une diversité de milieux qui nous intéressent. Quand un client fait appel à nous, on en discute ensemble et si le projet correspond à nos envies et nos valeurs, on se lance.    

LTDR : Quelles sont vos principales inspirations? 

SP : Elles sont très variées! Vivre en ville nous permet de trouver des sources d’inspiration partout; et on s’intéresse à l’illustration, la BD, la musique, le cinéma, les jeux vidéos… On aime tous les 4 les trucs absurdes, l’humour noir et décalé, mais on a tous des sensibilités différentes et on échange beaucoup autour de tout ce qui nous touche, ce qui nous plaît ou non. Ça nous permet de faire émerger des idées dans lesquelles on se retrouve tous.    

LTDR : Vous êtes ananas ou pastèque? 

SP : Pastanas!   

LTDR : Définissez décalé ! 

SP : Coupé!  

N'hésitez pas a vister son site, sa page facebook ou son Instagram.

À bientôt ;) !

Google Street View de lepicerie Superfruit de Montauban

Este mes, estamos súper contentos de presentaros dos tampones creados en colaboración con el colectivo Superfruit. Esta es una oportunidad para nosotros presentaros a nuestros cuatro amigos Superfruit y su proyecto de tienda gráfica, en la encrucijada de la serigrafía, diseño gráfico y motion design. Maëva, Caroline, Léa y Matthieu responden a nuestras preguntas alrededor de una buena birra en terraza! LTDR: Cómo nació vuetro colectivo? 

SP: Todos nos conocimos en un ciclo profesional de diseño gráfico en Montaigu, luego decidimos irnos a Montauban y Toulouse. Cuando estábamos en Montauban, pasábamos a menudo delante de una tienda de barrio abandonada que se llamaba "Superfruit". Nos gusta el concepto de servicio de proximidad que promueve la producción local, así que adoptamos el nombre. No tenemos local, pero a la larga nos vemos invertir un espacio como este pequeño supermercado para crear una tienda gráfica, con una vitrina de exposición-venta llena de imágenes, carteles, objetos... dentro de “La tienda de comestibles”, encontraríamos un taller de serigrafía y nuestro estudio de diseño gráfico en bodega.     

LTDR: Sería entonces un estudio gráfico con toda la cadena de producción. 

SP: Sí, un estudio que mostraría, la fabricación, la difusión y distribución. En la parte gráfica, la oficina también estaría abierta al público para hacer visible el conjunto de la creación. El lugar habría así, el propósito de sensibilizar al público sobre el trabajo de diseñador gráfico. LTDR: ¿De donde viene esa ganas de sensibilizar a la gente de su trabajo? 

SP: De hecho, durante nuestros primeros años de experiencia en el mundo profesional y más generalmente con la gente que encontramos, nos damos cuenta de que hay un montón de ideas preconcebidas sobre lo que es realmente el trabajo de diseñador gráfico. Tenemos la sensación de que mucha gente ve los diseñadores gráficos como una especie de hipsters arrogantes que trabajan con sus macs en Starbucks. Y luego, hay quienes piensan que nuestro trabajo está relacionado con el graffiti.     

LTDR: En serio? 

SP: ¡Sí! La  gente está acostumbrada a consumir cada vez más imágenes, pero no necesariamente tienen conciencia del trabajo que significa crearlas, ni de su valor. También se da a veces el caso de que algunos clientes tienen problemas para comprender el costo y el tiempo de concepción necesario para llevar a cabo su proyecto. Además cada vez es más fácil el acceso a imágenes "PREFABRICADAS" con las nuevas tecnologías, las aplicaciones de smartphones... LTDR: ¿Es fácil trabajar en colectivo? 

SP: Lo que nos gusta de trabajar a cuatro, es que nos permite mezclar nuestras habilidades, eso da un batido de conocimientos muy enriquecedor. Hoy, nos conocemos bien y tenemos nuestro método de trabajo. Intervenimos todos en cada proyecto, circula de mano en mano, cada uno trae su toque y los proyectos se construyen a medida, en una dinámica común.   

LTDR: ¿Cuáles son los proyectos en los que trabajáis? 

SP: Trabajamos mucho con pequeñas empresas que se abren y recurren a nuestros servicios. Por ejemplo, estamos trabajando para una pareja que producto de los cosméticos a base de productos naturales en un laboratorio construido en su casa, cerca de Toulouse. En otro registro y sobre todo a otra escala, hemos trabajado con el equipo de comunicación del Maxi-Trimarán Spindrift 2 asentado en bretaña. Hemos realizado varios videos explicativos en motion design para presentar el barco y las carreras en las que participa: Trofeo Jules Verne, la Ruta del Ron, etc.   

También, trabajamos para start-ups que desarrollan proyectos en diversas esferas, entidades culturales y sociales, estamos tratando de poner un pie en el medio de la micro-Edición y la autoproducción gracias a nuestra actividad de serigrafía... Es la ventaja de nuestra profesión: Podemos tocar a una diversidad de medios que nos interesan. Cuando un cliente recurre a nosotros, lo primero que hacemos es hablar del proyecto y si corresponde a nuestros deseos y nuestros valores, nos lanzamos. LTDR: ¿Cuáles son sus principales inspiraciones? 

SP: Son muy variadas. Vivir en la ciudad nos permite encontrar fuentes de inspiración en todas partes; y nos interesamos a la ilustración, el cómic, la música, el cine, los videojuegos... a los 4 nos gustan las cosas absurdas, el humor negro y fuera de lugar.  Pero todos tenemos distintas sensibilidades y hablamos mucho sobre lo que nos gusta o no. Esto nos permite que surjan ideas en las que nos vemos todos.       

LTDR: ¿Sois piña o sandía? 

SP: Sanpiñ! LTDR: ¡Definan fuera de lugar! 

SP: Corten!  

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Hasta pronto ;)